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Évolution du site :
20/12/2008
Mise en ligne de documents de référence ou
d'étude (au format PDF) ayant un rapport avec la période et/ou le contenu du
site. |
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Évolution du site :
30/08/2008
La filiation des familles comtoises se
poursuit. Le lien est établit entre les Scey-en-Varais et les Roche sur Ognon.
Pons de La Roche est le fils d'Othon de Scey et de sa seconde épouse Sybille.
Pons de La Roche et Pons de Scey-en-Varais sont le même personnage. Ce qui
explique les prénoms d'Othon, de Hugues et de Gui dans la famille de La Roche.
Tous ces prénoms on les retrouve chez les La Roche et leurs ancêtres, les
Arduin. L'archevêque de Besançon, Humbert de Scey, est bien l'oncle d'Othon Ier
de La Roche, Pons de La Roche et de Hugues de La Roche, les 3 fils de Pons de La
Roche, car il est son frère.
La généalogie des La
Roche a été actualisée, de même, les tableaux généalogiques,
des Scey et
des La Roche. |
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Évolution du site :
07/06/2008
Mise en ligne des généalogies : sur la
famille
des Arduin qui se ramifie au XIème siècle, pour donner naissance à la
famille des Montfaucon et
des Scey-en-Varais, mais également aux
seigneurs de Joux. Les Montfaucon et les
Scey se ramifient à leur tour pour donner vie à la famille de
Dramelay et de
Neufchâtel. Les Montfaucon et les Scey-en-Varais s'intégreront dans la
généalogie des Comtes de Montbéliard. Les seigneurs de Joux se scindent et vont
s'allier avec les premiers comtes de Neuchâtel en Suisse et la première famille
des seigneurs de Grandson,
également en Suisse, mais se diversifient aussi dans la famille de Chay en Franche-Comté.
Les Dramelay/Neufchâtel s'allieront avec les
Comtes de La Roche-en-Montagne,
pour fonder la seconde famille.
Mais le point le plus remarquable des travaux
de Jean Marie Croizat, est d'avoir mis en lumière, la véritable origine
maternelle d'Otte-Guillaume, le fondateur de la famille des comtes de Bourgogne.
L'origine paternelle d'Otte-Guillaume est connue, et elle est bien établit. Il
descend de la famille d'Ivrée, famille italienne, ayant donné des rois d'Italie,
alliée à la famille des Bosonides, mais également aux Carolingiens. Par sa
grand-mère paternelle, Otte-Guillaume descend de Charlemagne. On sait également,
grâce aux travaux du chanoine Maurice Chaume, que la famille d'Ivrée est
d'origine bourguignonne. Mais son origine maternelle, a bien du mal à être
établit. Les travaux conduits par Christian Settipani se sont orientés sur
l'origine de sa grand-mère maternelle, Adélaïde. Les travaux de Jean Marie
Croizat, permettent d'expliquer pourquoi ce prénom : Otte-Guillaume ? Guillaume
n'est pas un prénom dans la famille d'Ivrée, aucun précédent. Pour de nombreux
historiens, Otte serait dû au prénom de son beau-père Eudes-Henri, duc de
Bourgogne, et second époux de sa mère Gerberge. La plupart des historiens ont
choisit comme solution de faire de Lambert, Comte de Chalon, son grand-père
maternelle. Là aussi, point de Guillaume dans la famille de Lambert. La solution
apportée par Jean Marie Croizat est de faire de Lambert, le second époux de la
grand-mère maternelle d'Otte-Guillaume, Adélaïde. Ainsi Gerberge, fille
d'Adélaïde et mère d'Otte-Guillaume, n'est pas la fille de Lambert, mais sa
belle-fille. Le père de Gerberge, est Guillaume, comte en Bourgogne, issu de la
famille des Arduin, et mari en première noce d'Adélaïde !! Mais il y a encore
plus, pourquoi un Guillaume parmi les Arduin ? Guillaume est le fils d'Eudes II,
comte en Bourgogne, et arrière-petit-fils d'Eudes Ier, qui fut comte en
Varais, mais aussi à Mâcon, à Dijon et à Autun. Eudes Ier fut l'oncle des rois
carolingiens Louis III et Carloman II, un personnage de tout premier plan dans
l'histoire du IXème siècle. Mais revenons à Eudes II, il épousa Engelberge, et
celle-ci est la fille de Guillaume le Pieux !! Rappelons que Guillaume le Pieux
fut en autre comte d'Auvergne, mais aussi comte de Mâcon et duc d'Aquitaine.
Voilà, maintenant, nous comprenons mieux, pourquoi Otte-Guillaume porta ce nom.
Guillaume et Otte lui sont parvenus de ces ancêtres, les Guilhemides et des
Arduin. Nous envisageons que sa prise en main du
comté de Mâcon, a dû être
également facilité par cette ascendance prestigieuse, et pas seulement par son
mariage avec la veuve du comte Albéric II de Mâcon. Être un descendant de
Guillaume le Pieux et d'Eudes Ier pouvait lui permettre de réclamer le comté de
Mâcon en toute légitimité. Mais les travaux de Jean Marie Croizat conduisent
également à faire d'Otte-Guillaume un descendant du roi Rodolphe Ier de
Bourgogne, mais aussi de Henri Ier, roi de Germanie. Cette double descendance
lui vient de son arrière-grand-mère maternelle Willa, la mère d'Adélaïde. Willa
est la petite-fille de Rodolphe Ier et de Henri Ier (voir tableau généalogique).
Nous envisageons là aussi, que cette ascendance lui a permis de s'implanter sur
le
comté de Bourgogne, terre sous suzeraineté du roi de Bourgogne et du roi de
Germanie. En résumé, Otte-Guillaume a des origines dans la famille d'Ivrée, dans
la famille des Carolingiens, des Bosonides, des Liudolfides, des Rodolphiens ou
Welfs, des Arduin et des Wilhelmides ou Guilhemides. En listant les différentes
ascendances de ce personnage, on comprend mieux l'importance qu'il prit dans
l'histoire du royaume de Bourgogne, le comté de Bourgogne et le duché de
Bourgogne du Xème au XIème siècle. C'est tout simplement fabuleux. |
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Évolution du site : 09/02/2008
Magnifique exposition sur Charles le Téméraire au Musée Historique de Berne du 25 avril au 24 août 2008, accès au site du Musée pour plus
d'information : le site.
Commentaires du Président du musée sur la collection :
Une collection d'importance mondiale
L'art textile, par l'habileté des artisans, le luxe déployé et la qualité des tissus, a atteint en Occident son apogée à la fin
du Moyen Age. Mais parallèlement, aucun genre artistique de cette époque ne totalise aujourde Hui autant de pertes que les textiles.
Que de surcroît une telle quantité de tapisseries princières ou ecclésiastiques, de tentures d'autels et de vêtements liturgiques
ait été conservée précisément dans un Etat réformé comme la République de Berne, cela confine au miracle. Il n'est en tout cas au monde guère de musée qui
puisse en cela rivaliser avec celui de Berne.
La collection comprend quatre ensembles :
- Le butin des guerres de Bourgogne, de 1476 (notamment le tapis aux mille fleurs de Philippe le Hardi, duc de Bourgogne)
- Les pièces confisquées lors de l'introduction de la Réforme à Berne (notamment les quatre tapisseries de saint Vincent de la
collégiale de Berne)
- Les pièces provenant du couvent de Königsfelden, en Argovie, de 1528 (notamment un devant d'autel représentant les sept
moments de la Passion du Seigneur)
- Les trophées de la conquête du Pays de Vaud en 1536 (six tapisseries et environs vingt-huit ornements sacerdotaux et ensembles
brodés).
Un héritage unique
Le butin de Bourgogne est à lui seul déjà un témoin de l'exceptionnelle qualité de la collection de Berne.
Les tapisseries bourguignonnes étaient à la fin du Moyen Age ce qui se faisait de plus précieux en matière de tentures. Les ducs
de Bourgogne, les princes les plus riches de l'Europe d'alors, possédaient au début du XVème siècle déjà une centaine de grandes tapisseries, quantité qui a
probablement encore doublé jusqu'à l'époque de Charles le Téméraire.
De toutes ces précieuses tapisseries, il ne subsiste plus aucune pièce ni en Flandre ni en France. Des quatre derniers témoins
conservés du trésor des ducs de Bourgogne, trois se trouvent au Musée historique de Berne (trois tapisseries) et un à Thoune (un tapis).
Un tapis au mille fleurs a encore été mentionné à Fribourg dans un document du XVIIème siècle, mais sa trace s'est ensuite
évanouie, comme celle des parts du butin échues à Zurich, Bâle ou Lucerne.
Pour ce qui regarde les devants d'autel et les vêtements liturgiques, il faut savoir que, des impressionnantes collections que
possédaient toutes les églises au Moyen Age, presque rien ne nous en est conservé. Dans les régions ayant adopté la Réforme, la plupart ont succombé à des actes
iconoclastes, tandis qu'ailleurs, le rite catholique a généralement soumis ces tissus à une usure complète.
Les ornements sacerdotaux conservés au Musée historique de Berne comptent certainement parmi les cinq plus précieux ensembles du
genre au monde.
Cet état de conservation tout à fait exceptionnel tient à plusieurs raisons :
- Conformément à l'usage de l'époque, on a d'abord rassemblé les objets comme trophée.
- Mais on n'a pas tardé à attribuer l'ensemble des pièces au légendaire butin de Bourgogne, témoin historique manifeste de la
puissance victorieuse de Berne.
- Au XVIIème siècle déjà, tandis qu'ailleurs l'art médiéval ne suscite encore que peu d'intérêt, Berne prend les premières
mesures de conservation. Les tapisseries en sa possession n'ont jamais été découpées pour servir de rideaux, par exemple, comme les tapisseries du Devonshire
au Victoria and Albert Museum à Londres.
- Les textiles ont même survécu à l'invasion des troupes de Bonaparte, alors que des centaines de vitraux armoriés ou d'autre
symboles du pouvoir, et même la chapelle commémorative de la bataille de Morat, ont succombé à l'iconoclasme des révolutionnaires français.
- Ayant été tout au long des siècles le plus souvent protégés d'une lumière qui leur est néfaste, les tapisseries et les
ornements sacerdotaux de Berne ont conservé une qualité de couleurs sans égale.
L'histoire de la conservation a aussi une valeur culturelle
Les textiles médiévaux conservés à Berne ont en fait une double histoire :
- Ils ont été créés comme ornements ecclésiastiques ou comme monuments magnifiant la puissance princière et ont servi à ce titre
pendant une durée variant entre vingt et deux cents ans.
- Mais ils font aussi partie d'une collection exceptionnelle conservée intacte pendant cinq siècles, et cela pour la seule
raison qu'ils sont arrivés à Berne au titre de butin.
Il est fort probable que si le tapis aux mille fleurs était resté en Flandre et les ornements liturgiques à Lausanne, ils
auraient disparu comme les autres ensembles textiles du Moyen Age.
La collection constituée par le trophée de Berne est l'une des plus anciennes du monde. Il serait culturellement criminel d'en
disperser les œuvres, comme ce le serait aussi pour les collections du Louvre, par exemple.
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Évolution du site : 25/10/2007
Une étude récente de François Boucard sur les Supponides vient contredire l'hypothèse proposée par Jean Marie Croizat, sur l'origine du père
du comte Eudes. Arduin, père d'Eudes et d'Ansgarde n'est peut-être pas un Supponide. Mais les travaux de Jean Marie sur la descendance d'Arduin, sont majeurs
pour l'histoire de la Franche-Comté et du Jura. Il faut maintenant rechercher la nouvelle origine de cet Arduin. |
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Évolution du site : 29/09/2007
Les travaux de Jean Marie Croizat sur les familles juranes entre le IXème et le XIème siècle ont permis de lever un voile sur l'origine de
nombreuses familles féodales.
Ses conclusions sont stupéfiantes et je vous les rapporte sur ce site.
En premier lieu, il y a la famille des Arduin. L'origine des Arduin est à rechercher l'autre côté des Alpes, dans la famille des Supponides. Ces
Supponides sont une famille du nord de l'Italie qui donna des
ducs de Spolète et des comtes de Parme. Le personnage qui nous intéresse est Arduin Ier, fils du comte de Parme Aldagise Ier, frère de l'impératrice
et reine d'Italie, Engelberge, qui fut désigné missus en Bourgogne par l'empereur Charles le Chauve. Son fils Eudes Ier, s'implanta sur les 2 rives de la Saône
(dans le Varais et le Mâconnais); sa fille, Ansgarde, épousera le roi Louis II le Bègue. On voit, une famille très liée aux
Rois Carolingiens.
Arduin II, second fils d'Arduin Ier, ira chercher fortune au-delà des Alpes, et c'est lui l'ancêtre commun
à de nombreuses familles féodales bourguignonnes et comtoises. Une branche ira faire fortune dans la bourgogne ducale et notamment sur le
Comté de Tonnerre, et
l'autre sur la bourgogne jurane.
Guilenc Ier, petit-fils d'Arduin II, sera un fidèle du duc Richard le Justicier et sera qualifié d'illustre par l'archi-comte
Hugues le Noir.
Guilenc II, arrière-petit-fils de Guilenc Ier, sera un fidèle du Roi Rodolphe III. Son fils Béraud, et la clef de voute des recherches
de Jean Marie Croizat, il est le premier seigneur de Montfaucon. Sa descendance donnera naissance : à la famille des Montfaucon et de Scey-en-Varais, mais les
Montfaucon sont aussi les ancêtres des Dramelay, des
Neufchâtel et fournira six Comtes de Montbéliard.
L'autre fils de Guilenc, c'est Hugues de Scey, lui il sera l'ancêtre des seigneurs de Joux, et son fils Amauri Ier et ses descendants
prendront souvent le diminutif de "Juret", "Jurensis", "Juranis". Les petits-fils de Hugues de Scey seront les ancêtres des Comtes de Neuchâtel en Suisse,
des Comtes de La Roche-en-Montagne, des Seigneurs
de Grandson, des Seigneurs de Chay, des Seigneurs d'Estavayer, etc ... On voit alors les liens forts qui existent entre les familles implantées de part et
d'autre du massif jurassien.
Alors, bonne lecture dans cette généalogie qui part du IXème siècle dans le nord de l'Italie pour se retrouver au XIème siècle sur les
contreforts du Jura. Les liens familiaux avec les autres familles déjà présentes sur le site ont été réalisés.
A venir la liste des Comtes de Neuchâtel et des Seigneurs de Grandson, descendants des Arduin et la mise à jour des arbres généalogiques.
Mais aussi, prochainement en ligne, l'autre découverte de Jean Marie Croizat, sur l'origine commune des Faucogney et des Rougemont, par l'intermédiaire des Comtes
de Bâgé en Bresse. Egalement la révélation sur l'origine maternelle du Comte de Bourgogne, Otte-Guillaume, et le lien entre les premiers Rougemont et Montfaucon. Alors, merci de votre patience.
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