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Évènement du 9 septembre 976 :

Inauguration du 1er monastère de Paray-le-Monial.
Historique
Vers 971,
le comte de Chalon-sur-Saône, Lambert songeait à fonder un édifice religieux, il demanda alors conseil à
l'abbé de Cluny, Mayeul. Celui-ci lui proposa des terres dans le Charolais, dans le diocèse d'Autun, mais situé dans le comté de Chalon, dans une vallée appelée Val d’Or (Aurea Vallis).
Les travaux de construction commencèrent, l’édifice fut
bâti sur une colline. Lambert finança les travaux. Lambert n’apporta dans la construction de son monastère ni avarice,
ni fantaisie, ni imagination mais seulement une sage et ferme volonté de tout faire selon l’esprit et la règle de saint Benoit.
Le jour de la consécration du monastère en 976 le comte Lambert le dota de biens considérables parmi lesquels nous trouvons outre le territoire immédiat, les églises de Sainte-Marie
de la chapelle au Mans, de Saint-Martin de Toulon-sur-Arroux, de Saint-Symphorien de Marly-sous-Issy, de Saint-Nizier-Baron, une autre église
sous le vocable de Sainte-Marie, le châtel du Mont à Marly-sous-Issy, un grand nombre de manses situés dans le Brionnais et aussi à Plomb, la Motte-Saint Jean, Franes, Montceau, Marnant, Billy, etc.
L'édifice fut consacré en grande pompe, dédiée à Saint Sauveur, à la Vierge Marie et à Saint Jean-Baptiste. À cette cérémonie, pour donner plus de
sureté et de garantie à sa donation, il la fit approuver par sa femme Adélaïde, son fils Hugues, ses filles Ingeltrude et Mathilde, son frère le vicomte Robert, de l’abbé de Cluny Mayeul, de Raoul, évêque de Chalon-sur-Saône, de Jean, évêque de Mâcon,
de Gérard, évêque Autun, et la présence d'une multitude de clercs, moines et laïques.
Les douze premiers moines qui s’installèrent, étaient certainement issus de l’abbaye de Cluny et du prieuré de Saint-Laurent de Chalon.
Le comte mourut loin des siens, le 22 février 978, et demanda à ses vassaux de déposer son corps dans l’église de Paray, qu’il avait fondé.
Dans le cartulaire de Cluny, nous avons la charte n° 2484, datée de
mai 999, il s’agit du plaid tenu à Saint-Marcel de Chalon-sur-Saône, en présence du roi des Francs Robert le Pieux,
sous la direction de l'évêque d'Auxerre et comte de Chalon, Hugues qui confirma la donation de ses parents, le comte et la comtesse Lambert et Adélaïde, du monastère de
Paray-le-Monial au monastère de Cluny. A cette occasion, le comte-évêque rappela l’acte de fondation de son père.
Extrait de l’acte de fondation :
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Le premier bâtiment aujourd’hui disparu, à l’exception du porche,
fut remplacé, en décembre 1004, par une nouvelle église prieurale en l'honneur de saint Gervais et
de saint Grat, sous l’impulsion de l'évêque-comte Hugues. À cette occasion une translation du corps de saint Grat du prieuré de Saint-Laurent à Chalon vers Paray eut lieu. Il reste de cette
construction une tour occidentale et la chapelle Saint-Michel.
En 1065, Thibaut de Semur, comte de Chalon, petit-fils de Lambert, mourut en Espagne dans les guerres de Reconquista, avant de mourir, il demanda à être ensevelit à Paray.
Son fils Hugues II, comte de Chalon, ira en pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, mais mourut en 1078, lors de son retour en France. Son beau-frère Guillaume de Thiers rapporta
son corps pour être inhumé dans le prieuré de Paray le Monial. Il mourut sans héritier. Sa veuve Constance de Bourgogne épousera Alphonse VI, roi de León et de Castille, de cette union naitra
Urraque qui épousera Raimond de Bourgogne.
Ce bâtiment du XIème fut lui aussi remplacé, et celui qui était à la tête de la nouvelle construction était l'abbé de Cluny,
Hugues de Semur. Hugues était très lié au monastère de Paray car il faisait parti de la parentèle du comte Lambert, son grand-père avait épousé en secondes noces, Mathilde, fille de Lambert.
Il entreprit la reconstruction de l'église à partir de 1092 qui s'acheva après sa mort intervenue en 1109. Ce nouvel édifice était une copie en beaucoup plus petite de
la grande abbaye mère de Cluny.
D’autres travaux eurent lieu, l'église fut remaniée au XVème avec la reconstruction de l'absidiole sud en chapelle familiale et funéraire par les seigneurs de Damas Digoine. Cette
construction reprit le style gothique flamboyant.
Au XVIIIème, le cloître fut reconstruit pour abriter les cellules et les bâtiments monastiques.
À la révolution, l'ordre de Cluny fut dissous et l'église des moines devint alors l'église paroissiale.
En 1875, elle fut élevée au rang de Basilique par le pape Pie IX et dédiée au Sacré-Cœur.
La basilique de Paray le Monial :


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