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Histoire de la Gaule Romaine "Bourguignonne"
du Ier au Vème siècle

Préface

J'ai choisi de vous raconter au jour le jour, les évènements historiques marquants de la Bourgogne, et pas seulement de la Bourgogne actuelle, mais cet ensemble de territoires qui du Vème au XIIIème siècle s'appelait la Bourgogne. Nous verrons au fil du récit que cet ensemble de territoires couvrait les actuelles provinces de la Bourgogne, de la Franche-Comté et d'une partie de la Suisse. Mais au plus fort de son expansion, il englobait également le Lyonnais, le Viennois, La Savoie, le Dauphiné, la Provence et au XVème siècle les terres de Flandres, soit la Belgique, les Pays-Bas et du Luxembourg, actuels. J'ai commencé mon histoire au moment de l'arrivée dans ces provinces, du peuple Burgonde, qui fut à l'origine du mot Bourgogne. 

La Gaule Romaine

La période qui précède le début de ce récit est celle de la Gaule romaine qui s'étale du Ier siècle avant J.C. au Vème siècle. Les Romains qui ont conquis la totalité de la Gaule après la défaite des tribus gauloises, conduites par Vercingétorix à Alésia (-52), n'ont pas de difficultés particulières à établir leur domination, d'autant qu'ils conservent les anciens usages des Gaulois. Alésia est située dans cette Bourgogne que nous allons découvrir. Maintenant les historiens ne sont pas tous d'accord sur le lieu exact. Les deux hypothèses majeures sont les sites d’Alise-Sainte-Reine, dans la Côte d'Or, et le site jurassien de Syam et Chaux-des-Crotenay. Le site bourguignon est défendu par l’orthodoxie historienne, mais le site jurassien est celui qui correspond à la description de Jules César dans les Commentaires de la guerre des Gaules. Ces peuples celtes qui sont présents sur le territoire qui nous intéresse s'appellent les Éduens, les Séquanes, les Lingons, les Sénons et les Helvètes.

Peu à peu, les Celtes s'adaptent aux coutumes du colonisateur. Les Romains créent des voies de communication. Les villes s'inspirent du modèle romain en matière d'architecture, et les villas se créent dans les campagnes. 

Les liaisons routières sur la Gaule du Nord-est

La Gaule
Vers –10, Augustodunum (la ville d’Auguste), la future Autun est fondée, et dotée d’écoles dès sa création, où se transmet la culture gréco-latine. Elle devient la capitale des Éduens, au détriment de Bibracte.

Depuis le Ier siècle, c'est la "pax romana" dans toute la Gaule. Le christianisme arrive par la mer Méditerranée. Selon la très ancienne tradition, en l'an 34, Marie-madeleine, Marthe, Marie Jacobi, Lazare, Maximin et quelques-uns arrivent sur les côtes méditerranéennes et prêchent l'Évangile.

En 68, une bataille oppose aux portes de Besançon, les légions romaines du gouverneur de la Lyonnaise, Vindex, à celles du gouverneur de la Germanie, Rufus, chacun défendant son candidat à l’empire. C’est Rufus qui sortit vainqueur de cette bataille, mais c’est Galba, le candidat de Vindex qui pris le pouvoir. C’est vers cette période que la ville de Divio, la future Dijon est créée.

Dès le IIème siècle, le christianisme atteint la Gaule du Nord Est. Les persécutions sont nombreuses et les martyrs importants dans tout l'Empire romain.

Vers 180, des troubles éclatent dans le pays des Séquanes (Jura et vallée du Doubs).

La période qui va de 235 à 257 est une époque tragique pour la Gaule. Les guerres civiles romaines ruinent le pays, et laissent le champ libre à des invasions qui saccagent encore plus le territoire.

De 257 à 267, un empire gaulois voit le jour dans un réflexe d'autodéfense, sous la conduite d’un empereur gaulois, Postume. Vers 259, les Alamans viennent ravager la Bourgogne et saccagent Autun.

En 268, Bibracte, la cité des Éduens, et la ville d'Autun se séparent de l'empire gaulois et appellent à leur secours l'empereur de Rome Claude II. Les forces gauloises des contrées aux alentours se ruent à l’assaut d’Autun. Elles viennent de partout Besançon, Nevers, Auxerre, Langres, Troyes et prennent parties contre les insurgés. Le siège de la cité dure sept mois, quand la ville cède, elle n’est plus qu’un amas de ruine.

En 276, les barbares traversent le limes (système de fortification édifié par les Romains entre le Rhin et le Danube), ils débouchent de partout par les Vosges, le Jura, les Alpes, ils ravagent la Gaule et pénètrent jusqu’en Espagne.

Vers 293, Constance Chlore fait restaurer Autun, et il inaugure quatre années plus tard dans cette même ville, les grandes écoles.

L'avènement de l'empereur Constantin, qui instaure la religion chrétienne comme religion d'état en 313 par l'édit de Milan, arrête les persécutions religieuses et permet au christianisme de s'étendre dans tout l'empire. C'est d'ailleurs dans notre province, entre Autun et Chalon-sur-Saône, en combattant son adversaire Maxence pour la domination sur l'empire, que Constantin a la vision de la croix, et qu'il accorde la liberté religieuse aux chrétiens.

Vers 339, l'empereur Constant installe les Francs Saliens au sud du Rhin, entre la Meuse et l'Escaut, pour soutenir la défense du limes. C’est aussi vers cette époque que les premiers sièges épiscopaux (évêché plus tard diocèse) font leur apparition en Gaule du Nord Est : Autun, Auxerre, Besançon, Chalon-sur-Saône, Langres et Sens. C'est sur ces premières organisations du Bas-empire romain, qui sont calquées sur les anciennes nations gauloises, que se bâtissent les organisations futures des régions que nous allons étudier. Les comtés seront créés sur les bases de ces organisations. Entre 354 et 356, les Alamans reviennent dévaster la Bourgogne.

Le IVème siècle est marqué par une recrudescence importante des saints, et la Bourgogne n'échappe pas à ce mouvement. Nous pouvons citer : Bénigne à Dijon, Ferjeux et Ferréol à Besançon, Germain à Auxerre, Lupicin et Romain dans Le Jura, Reine à Alise, Marcel à Chalon-sur-Saône, Valérien à Tournus et Symphorien à Autun.

C'est aussi le siècle, où les raids des peuples germaniques (les Alains, les Alamans, les Burgondes, les Francs, Les Suèves, les Vandales et les Wisigoths) se font de plus en plus importants. C'est aussi l'arrivée du peuple asiatique, les Huns, en Europe de l'Ouest, ce qui accentue le déplacement des « germaniques » sur la Gaule.

En 409, le patrice Constance confie la défense de la région de Mayence aux Burgondes. Les invasions se poursuivent, Les Wisigoths et les Francs s'installent en Gaule. Toutes ces incursions entraînent la chute de l'Empire romain en 476. Le dernier empereur romain, Romulus Augustule est déposé par Odoacre, chef ou roi des Hérules. L'empire romain disparaît, et un premier royaume d'Italie est créé, conquis quelques années plus tard par les Ostrogoths sous la conduite de Théodoric le Grand. 

La délimitation du récit

Mon exposé commence au moment de la formation de la Burgondie au Vème siècle, qui se transforme en Bourgogne au VIème siècle après la conquête par les Francs, se scinde en Bourgogne franque et Bourgogne germanique, après le traité de Verdun au IXème siècle.

La Bourgogne franque deviendra le duché de Bourgogne en 877, la Bourgogne germanique s'appellera royaume de Bourgogne entre 888 et 1032, à l'intérieur de celui-ci le comté de Bourgogne fait son apparition au XIème siècle et prendra le nom de Franche-Comté au XIVème siècle.

J'ai achevé mon histoire lors du rattachement définitif de ces provinces dans le royaume de France, soit au XVème siècle pour la Bourgogne, et le XVIIème siècle pour la Franche-Comté.

J'ai souhaité aussi raconter l'histoire des comtés de Mâcon, de Nevers, d'Auxerre et de Chalon-sur-Saône, quand ceux-ci furent indépendants et que leur propre histoire est également une partie de l'histoire de la Bourgogne.

Certains d'entre vous s'étonneront de ne pas trouver dans ce livre l'histoire des comtés de Sens, de Belfort et de Montbéliard. J'ai choisi en toute connaissance de cause cette omission, et je m'en explique.

Le comté de Sens est très tôt rattaché au royaume de France, et ceci dès le XIème siècle, et son histoire se rattache plus aux événements nationaux, qu'à ceux bourguignons. Ce n'est pas un critère de valeur, mais seulement un choix délibéré de raconter une " histoire bourguignonne ".

Le territoire de Belfort a été rattaché au début du XIème siècle au comté de Montbéliard et au XIVème siècle passe dans le comté de Ferrette. Ces deux comtés sont issus du même fondateur, Louis de Mousson, premier comte de Montbéliard et de Ferrette au XIème siècle. Louis a reçu ces territoires, de l'empereur Germanique Henri III, au Nord de la Bourgogne, pour faire un contre-poids au comte de Bourgogne. Au XIVème siècle, et suite à la mort du comte de Montbéliard Renaud de Bourgogne et du comte de Ferrette Ulrich III, sans descendance mâle, les deux comtés passent dans des familles allemandes. Le comte de Montbéliard dans celle des Wurtemberg jusqu'en 1789, et le comté de Ferrette (avec Belfort) dans celle des Habsbourg jusqu'en 1648. Là aussi ce n'est pas un critère de valeur, qui m'a fait écarter l'histoire de ces terres, mais une cohérence globale, qui m'a amené à ce choix.

L'histoire de Sens, de Belfort ou de Montbéliard, n'a rien à enviée à celle de Dijon, de Besançon, d'Auxerre, de Nevers ou de Mâcon, elle est simplement éloignée de ces dernières, qui ont un point commun, comme nous allons le voir dans la suite du récit.

Bourguignon de naissance, comtois d'adoption, je vous propose de me suivre au jour le jour sur les traces des personnages importants ; ainsi que sur les évènements historiques de ces terres qui ont eu une même naissance, des passages de vie communs, et un mode de rattachement similaire à la France : une petite histoire des terres bourguignonnes. 

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03/09/2017